Tasse de café. Partie 1

Tasse de café. Partie 1
Assise dans le fauteuil une tasse de thé entre ses mains Mélusine Borgia regardait l'homme qui était en face d'elle, Romuald Martin, ou devait on l'appeler à présent Comte Romuald de Gregson, grand brun les cheveux sagement coiffé en arrière une carrure assez imposante Mélusine devait lui reconnaitre un certain charme. Ses yeux gris se posèrent sur ceux bleue de Mélusine.

-Vous ne m'avez pas dit l'objet de votre visite Lady Borgia, dit-il en portant sa tasse à ses lèvres.

-Et bien comme vous le savez votre frère Mathieu était mon ami, est nous échangions une correspondance assez soutenue.

-Oui j'ai entendu dire que vous aviez étiez à Oxford ensemble, répondit il avec un sourire charment.

Le jeune comte avait était des plus surprit lorsque un des serviteurs était venu lui annoncer qu'une jeune femme demandait à être reçu par le comte, Romuald n'avait put s'empêché d'être éblouie par la jeune marquise donc il avait entendu parler. De taille moyenne la jeune femme avait une longue chevelure de feu qu'elle avait coiffé en un chinon serré ce qui lui donnait plus que son jeune âge. Elle était déjà à la tête de la famille Borgia l'une des plus garde famille Florentine qui était venu s'installer en Angleterre deux générations plus tôt.

-Si je suis venu vous voir s'est pour en apprendre un peu plus sur la mort de Mathieu, expliqua la jeune femme d'une voix douce et sincère.

-D'après les médecins il aurait eu une crise cardiaque, comme vous deviez le savoir étant proche de mon jeune frère celui-ci avait une santé fragile.

-Oui je m'en rappelle, mais il semblerait que l'air de la campagne lui avait fait du bien, dit-elle en portant sa tasse à ses lèvres.

-En effet, mais il à fait une rechute et son c½ur n'a malheureusement pas résisté.

-Il me semble que vous ne semblez pas très attrister par sa mort. Lâcha-t-elle soudainement.

# Posté le mardi 02 décembre 2008 11:27

Le bruit sur le toit de la voiture.

Le bruit sur le toit de la voiture.
Alexia couchait mot pour mot de ce que disait le professeur Kenavo, bien que l'étude des molécules la passionnait aujourd'hui elle n'avait qu'une hâte, que le cour finis, assise à ses côtés son partenaire en laboratoire dormait, un filet de bave coulait le long de sa bouche atterrissant sur sa main ce qui souleva le c½ur de la jeune femme, lui donnant un coup de coude, il se réveilla en sursaut et ce leva d'un bon comme pour répondre à une question que le professeur lui aurait poser.
-Avez-vous quelque chose d'intéressant à dire monsieur Andrew ? Demanda sèchement le professeur ce qui eu pour résulta de faire rire les élèves.
-Heu...non...non professeur excusez moi ! J'ai reçu un coup de jus, certainement de l'électricité statique.
-Certainement pas produit par votre cerveau, veilliez vous rassoir et prendre des notes sur ce que je dis !
Obéissant les joues rougie par la honte, le jeune homme foudroya sa collègue du regard, celle-ci dissimulait avec difficulté son fou rire, reprenant place à ses côtés il essuya sa main sur son pantalon et sa joue.
-Tu aurais pu être plus discrète ! Lui reprocha-t-il en prenant son stylo entre ses doigts.
-Désolé j'avais peur que tu te mettes à ronflé ce qui t'aurais encore valu deux heures de colle, bon sang tu sais pourtant que le vieux bouc n'est pas un enfant de c½ur ! Un simple hoquet te vaudrait un renvoie de sa par !
-Je suis tellement crevé que je m'endormirais en marchant !
-Tu veux que je te remplace se soir ? Je peu jouer les barmans d'une nuit sa ne me dérange pas !
-Dois-je te rappeler que se soir tu sors avec Jérémie ?
-Non maman tu n'as pas besoin de me le rappeler je m'en souviens très bien ! Soupira la jeune femme en ce désintéressant du cour.
-Et bien on dirait qu'il s'agit plus qu'une corvée que d'une sortie avec ton mec ! Quel est le bleme ?
-Le problème comme tu dis c'est qu'on sort ensemble depuis trois mois, et...et Jérémie souhaiterait passé à l'étape suivant les baisers.
-Ha je vois, et tu n'es pas prête, je ne vois pas pourquoi tu te mets martel en tête, dis lui simplement que tu n'es pas prête et que tu as besoin d'un peu plus de temps.
-Le problème c'est que je l'ai fais assez patienté, j'ai peur que si je ne cède pas bientôt qu'il aille voir ailleurs.
-Bien s'il va voir ailleurs c'est que ce n'est pas le mec qu'il te faut, répondit il en haussant les épaules.
-Mais je veux qu'il soit le mec qui me faut ! Je suis bien avec lui, il me fait rire, il à de la conversation, il embrasse comme un dieu.
-Demande-moi de t'embrasser chérie et tu verras que j'embrasse comme un dieu également ! Lui dit Andrew bien qu'il fuse gay.
Ne pouvant retenir un éclat de rire, Alexia s'attira les foudres du professeur, celui-ci allait lui demander de quitter la salle lorsque la cloque sonna la fin du cour, poussant un soupire de soulagement, la jeune femme nota les devoirs que le professeur lui donnait et ce dépêcha de sortir sans demander son reste suivit par son camarade.
-Ecoute j'ai une idée qui devrais t'aidé ! S'exclama Andrew en la rattrapant. Tu me remplace au bar et tu vas également à ton rendez-vous, tu décale seulement l'heure, demande à Jérémie de venir te chercher à la fin de mon service qui se soir sera le tient, du club à chez toi il faut quarante minutes, donc sa ne te feras que vingt minutes de rendez-vous et en vingt minutes je suis sur que Jérémie ne tentera rien.
-Tu es un géni Andy ! S'exclama Alexia en lui sautant au cou. Que ce que je ferais sans toi ?
-Rien de bon ! Je sais, je sais je suis un gémi. Pas d'autographe s'il vous plait ! On regarde seulement on ne touche pas !
Eclatant de rire Alexia et Andrew se dirigèrent vers leur cour suivant. La journée défila rapidement, filant rapidement chez elle se changer, Alexia laissa un message sur le portable de son petit ami, lui disant qu'elle devait faire un remplacement de dernière minutes et lui demandait de venir la rejoindre au club pour qu'il puisse rester ensemble à sa pause et à la fin de son service.
Lorsqu'elle arriva à la boite, la jeune femme assura son travail de barman avec perfection, s'amusant à mélanger les boissons selon les volontés des clients, vers deux heures du matin, Alexia eu la joie de voir arrivé Jérémie, lui offrant un martini vodka ils discutèrent entre deux commandes, lorsqu'elle fut enfin libérer de son service, son compagnon lui proposa un petit tour en voiture avant de la ramener chez elle, hésitant pendant quelques secondes elle ne put résisté au regard de chien battu qu'il lui adressa et ce laissa convaincre.
Quittant la boite de nuit, Jérémie et Alexia montèrent dans la voiture, mettant le contacte le jeune homme prit la direction opposé de la demeure d'Alexia ce qui mit celle-ci mal à laisse.
-Ou va ont ? Demanda-t-elle d'une si petite voie qu'elle s'étonna qu'elle fuse sienne.
-Dans un endroit que tu vas adorer ! S'exclama Jérémie avec un sourire amusé.
Lorsqu'il coupa enfin son moteur, Alexia fut surprise de constaté qu'ils s'étaient arrêtés en plein milieu des bois, dissimulant le tremblement qui l'agitait la jeune femme lança un regard interrogateur à son compagnon.
-Ou sommes-nous ?
-Nous sommes dans la forêt de New Bruig ! C'est dans cette forêt que l'on à découvert les victimes du tueur au crochet ! D'après ce que j'ai entendu dire, les nuit de pleines lune ont rencontre leur fantômes ! Donc j'ai pensé que se serais amu...
-Je ne trouve rien d'amusant ! Allons nous en s'il te plait Jérémie !
-Tu as peur ? Demanda-t-il avec un sourire amuser. Ce penchant sur elle, il effleura doucement ses lèvres. Je suis la pour te protéger.
L'embrassant avec clame, ses baises se firent de plus en plus presser, glissant une main sous le siège d'Alexia et le fit descendre doucement en pressant son poids sur celui de la jeune femme.
-Jere...
-Non, souffla doucement le jeune homme à son oreille. Chut ne dit rien. Ouvrant la braguette de son pantalon, il souleva la jupe de sa compagne sans que celle-ci ne s'en rendre compte. Ne dit rien et laisse toi faire.
Se débattant Alexia tentait de le repoussée, elle ne se sentait pas prête, elle ne voulait pas en plus sacrifier sa virginité dans une voiture, dans une nouvelle tentative pour le repoussé, son genou remonta sans le vouloir et frappa l'entre-jambe de son petit ami. Les poumons de celui-ci ce vidèrent, ses yeux se révulsèrent sous la douleur, ce laissant retombé sur le côté, il ne put retenir une série de jurons.
-Je suis désolé Jérémie ! Je ne voulais pas te faire mal mais...mais je ne suis pas prête !
Sans lui jeté un regard, il ouvrit la portière de sa voiture et sortit, sans se retourner et encore sous l'effet de la douleur, il lui dit qu'il revenait dans quelques secondes qu'il avait besoin de se soulager. Rougissant et baissant la tête, Alexia espérait qu'il ne lui en voulait pas trop, mais la force qu'il mit pour fermer sa portière lui indiqua qu'il était furieux. Retenant les larmes qui lui brûlèrent les yeux, elle ce laissa retombée en arrière en poussant un soupire résigné, épuisée elle inspira profondément pour tenter de ce laisser envahir par le calme, jusqu'à ce qu'elle ne s'en rendre compte elle s'endormie.
Ce fut un bruit qui l'arracha du sommeil et qui la fit sursauté, ouvrant les yeux lourd de sommeil, elle regarda autour d'elle sens voir quoi que se soit, baillant elle remit le contacte pour voir l'heure qu'il été. Avec surprise elle constata qu'elle avait dormit pendant une bonne demie heure, ce demandant ou été Jérémie, elle s'apprêtait à sortir lorsqu'elle entendit de nouveau cet étrange bruit qui avait stoppé son compagnon dans son élan. Suivit aussitôt d'un nouveau choc, le même qui l'avait arraché à son sommeil, levant la tête, elle entendit un grincement au dessus d'elle, son adrénaline grimpa en flèche, ferment aussitôt les portières elle poussa un cri de terreur lorsqu'elle vit une silhouette encapuchonné devant elle tenant dans ses mains une hanche, la levant au dessus de sa tête, la silhouette l'abattit sur la carrosserie arrachant un hurlement de terreur à Alexia.
Se précipitant sur le côté conducteur, la jeune femme démarra aussitôt sautant sur la voiture, il disparu de sa vision lorsqu'elle fit une marche avant, alors qu'elle commençait à s'éloignée une choc la projeta contre le volant faisant ressortir l'herbage qui lui explosa au visage. Il ne se passa rien pendant plusieurs minutes, le calme revient dans la forêt, se redressant, Alexia ouvrit sa portière encore sonnée par le choc, tombant sur le sol, l'odeur des feuilles mortes lui sauta au nez dissipant la douleur qui lui martelait le visage.
Se hissant avec difficulté sur ses bras, elle regarda autour d'elle, personne ne se trouvait dans les parages, son agresseur semblait s'être volatiliser, sans savoir pourquoi une fois debout elle redressa sa tête, un hurlement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle vit Jérémie pendu à l'arbre sous le quel sa voiture était garé.
Ainsi donc s'était lui qui faisait cet étrange grincement, la corde qui l'avait pendu était également relier à la voiture, lorsqu'elle avait démarré, et s'était mise à roulée, la corde s'était ressers et avait soulevé son compagnon, poussant un hurlement de terreur Alexia se retourna prête à s'enfuir lorsque la silhouette apparu de nouveau devant elle, levant sa hanche elle l'abattit sur la tête de la jeune femme.
Le corps de celle-ci tomba sur le sol sans aucun bruit, penchant la tête sur le côté pour regarder le corps sans vie, l'assassin se détourna du corps, trainant sa hache derrière il disparu dans les noirceurs de la forêt.
Le lendemain une patrouille de voiture découvrir le corps des deux jeunes gens, le tueur resta introuvable, et l'ont dit qu'il se trouve toujours en liberté, quelques part dans le coin.

Fin


# Posté le lundi 17 novembre 2008 02:56

L'homme au crochet.

L’homme au crochet.
Ce regardant dans le miroir, Cathy s'examinée sous tous les angles à la recherche du moindre petit défaut. La jeune femme venait tous juste de fêté ses dix-huit ans, elle était grande et élancée, s'était une belle blonde aux yeux verts.
Le matin même Dimitri Marco le garçon pour qui elle craquer depuis la sixième venait enfin de s'apercevoir de sa présente et lui avait proposé un rendez-vous pour le soir même. Sautant sur l'occasion, la jeune femme n'avait même pas hésité une seconde pour lui donner sa réponse, et passer le reste de sa journée sur un petit nuage.
Lorsqu'elle était rentré chez elle, Cathy avait passée toutes sa gardes robe en revu pour finalement arrêter son choix sur un slim bleue nuit et un mini haut rouge vif.
-Toujours en train de t'admirer ? Ria Gaël sa colocataire en pénétrant dans la salle de bain.
-Que ce que tu en pense ? Je vais lui plaire ? Je ne fais pas trop petite fille sage ou bien allumeuse de première ?
-Mais non tu es parfaite ! Assura Gaël en là sortant presque de force de la salle de bain. Suis-moi que j'ajoute la touche final.
Obligeant sa colocataire à s'asseoir sur l'un des lits, la jeune femme la maquilla avec légèreté mais charme, lorsqu'elle eu fini, elle lui adressa un sourire complice et lui tendit un miroir de poche dans le quel Cathy s'examina une nouvelle fois, satisfaite du travail de sa colocataire, elle s'allongea sur son lit aussitôt imité par son amie.
-Bon parlons sérieusement ! S'exclama soudainement Gaël en se redressant sur un coude. Tu n'oublie pas j'espère la règle des cinq, neuf, un !
-La règle des cinq, neuf, un ? Demanda Cathy sans comprendre.
Levant les yeux au ciel Gaël se redressa, massant son cou endolorie elle se dit que sa colocataire était décidément bien trop innocente pour sortir avec un Don Juan telle que Dimitri, mais connaissant la passion de son amie pour le jeune homme elle préféra s'en tenir aux règles et non ses propres pensées.
-Cinq, c'est la duré d'un orgasme chez une femme, cinq petites minutes de plaisir intense ! Neuf, c'est pour les neuf mois de nausée, gonflement et tous les petits plaisir de la maternité, neuf mis d'attente pour prendre conscience, et enfin un pour l'enfant à naitre.
-Je ne compte pas couché avec lui des le premier rendez-vous ! Reprocha Cathy en lançant un égard sombre à son amie. Tu me connais pourtant.
-Oui je te connais, assura Gaël. Mais je connais encore plus les mecs, donc se soir tu sors couvert ! Tient il m'en reste trois prend les, ajouta-t-elle en sortant trois préservatifs de sa table de nuit.
-Merci, soupira Cathy en les rangeant dans son sac sachant pourtant qu'elle ne s'en servirait pas.
-N'oublie pas également que le couvre feu et à vingt-trois heure, si tu rentre en retard tu devras dormir dehors.
-Oui maman, ria Cathy en étant néanmoins reconnaissante à son amie de se faire autant de souci pour elle, alors qu'elle allait la rassurer une nouvelle fois son portable sonna, un sourire illumina son visage lorsqu'elle reconnue le numéro. C'est Dimitri il m'attend en bas de l'immeuble.
Ce levant d'un bon, elle alla examiner une dernière fois son reflet dans le miroir puis embrassant Gaël, elle lui souhaita une bonne soirée et fila rejoindre Dimitri qui l'attendant bien au chaud dans sa voiture, lui adressant un « salut » amical il démarra s'éloignant de la cité universitaire.
-Sa te dit d'allez manger un morceau puis d'aller voir un film ? Demanda-t-il avec douceur et gentillesse. On partage le choix, tu choisi le restaurant et moi le ciné ou ont fait l'inverse c'est comme tu veux.
-Je te laisse choisir le film, répondit Cathy en lui souriant. Si on allait manger à ce nouveau restaurant « La petite Venise » ?
-J'en es entendu parlez par Ricky, ils ne sont pas chers et la nourriture est assez bonne ! S'exclama Dimitri heureux que Cathy n'est pas des goûts de luxe, sa dernière petite-amie insistait toujours pour qu'ils aillent mangés dans des restaurants quatre étoiles. Ils font de tous je crois, on aura le choix entre mexicain, italien, français ou chinois c'est plutôt sympa, que ce que tu préfère toi ?
-J'aime bien manger mexicain et toi ?
-Je suis plutôt italien, répondit-il sans étonner Cathy qui en aurait mit sa main à coupé. J'ai fais plusieurs séjour la bas pour apprendre la langue donc je me suis habituer à leur nourriture.
-Tu aimes l'Italie ?
-Oh oui ! J'espère qu'après ma maitrise pouvoir trouver un travail là bas et pouvoir m'y installer, j'ai déjà une maison la bas à Florence, j'aime tous dans cette ville, son histoire, ses habitants, son art, sa culture !
Cathy buvait les paroles comme un assoiffé l'eau une fontaine, lorsqu'il l'interrogea à son tour, la jeune femme cru plané heureuse de voir qu'il s'intéressait également à ce qu'elle pensé et non comme la plus part des mecs avec qui elle était sortit rien qu'a eu. Lui parlant de sa passion pour le Portugal elle lui donna un petit cour rapide sur les moments de son histoire qu'elle préférait, le jeune homme fut rapidement passionné par son récit et remercia le ciel de lui avoir fait inviter une fille telle que Cathy qui le changeait agréablement de ses liaisons habituelle.
Leur dîné ce passa à merveille, ils partagèrent même leur repas « lui, lui offrit un peu de pizza, tendit qu'elle lui fit goûté un peu de son b½uf à la thaïlandaise » ensuite ils se rendirent dans la salle de cinéma de la ville voisine étant sur qu'ils trouveraient un meilleur choix de film.
Lorsqu'ils se rendirent compte qu'ils avaient optés pour le même film, ils n'avaient put retenir leur éclat de rire, leurs mains restèrent entrelacer tous le long du film, se sentant de plus en plus proche, lorsque le film fut fini, Dimitri regarda sa montre.
-Il est vingt-trois heures, tu veux rentrer ? Ou tu veux bien partager une dernière chose avec moi pour se soir ?
Cathy dissimula son soudain malaise, la soirée s'était si bien déroulée qu'elle ne voulait pas la gâcher, mais comme s'il lisait dans son esprit, Dimitri prit sa main et la porta à ses lèvres avec douceur.
-Ne t'inquiète pas, je veux juste te montrer un paysage que j'aime beaucoup.
-Très bien alors allons-y, dit-elle en souriant.
Montant dans la voiture du jeune homme, Cathy vit avec une légère inquiétude qu'ils quittaient la ville pour ce rendre en pleine forêt, n'osant l'interroger elle eut une exclamation de surprise lorsqu'elle vit qu'ils se rendaient sur la falaise.
-Pourquoi venons-nous ici ? Demanda-t-elle en le regardant.
-Je veux simplement déposer le ciel à tes pieds, dit-il en souriant.
S'arrêtant, la jeune femme ne voyait pas le bout de son nez, ouvrant sa portière, Dimitri fit le tour de la voiture et alla ouvrir sa portière.
-Si mademoiselle veux bien me suivre ?
Prenant sa main il lui demanda de fermer les yeux, avalant difficilement sa salive, la jeune femme lui obéie néanmoins, ferment les yeux, elle se laissa guider par son compagnon, lorsqu'il la fit s'arrêter il passa ses mains autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule.
-Ouvres les yeux maintenant.
Obéissant, Cathy ne put s'empêchée de laisser échappée une exclamation émerveillée, à leurs pieds les lumières de la ville rendaient le paysage féerique, posant ses mains sur celle de son compagnon elle se blottit contre lui.
-C'est vraiment magnifique !
-Oui j'aime ce paysage, je viens ici dé que je le peux, et se soir je...je voulais le partager avec toi, sachant que tu l'apprécierais.
Ne trouvant pas ses mots, Cathy ce contenta de lui sourire, caressant doucement ses lèvres Dimitri ne put se retenir de ce pencher sur celle-ci, répondant à son baiser avec tendresse. Ce fut le vent froid qui ce leva, qui les obligea à se séparer, échangeant un petit rire amuser comme deux enfants ils rentrèrent dans la voiture, tournant le contacte, Dimitri arrêta son mouvement lorsqu'il entendit le communiquer spécial qui était diffuser.

« Il était à peu prés vingt heures lorsque Williams Hercule dit « le tueur au crochet » c'est échappée de l'hôpital psychiatrie de la ville en tuant deux de ses gardiens et trois infirmière, nous vous conseillons d'être extrêmement prudent ! Cet homme est armé et dangereux ! »

Echangeant un regard, les deux jeunes gens sentirent un sentiment de malaise les envahir, l'hôpital en question n'était qu'a cinq kilomètres de l'endroit ou ils se trouvaient.
-Est-ce que tu pense qu'il pourrait être dans les parages ?
-Non, tenta de la rassurer Dimitri. Il doit être loi...
Le reste de sa phrase mourut entre ses lèvres lorsqu'ils entendirent soudainement un étrange bruit qui les figea, celui-ci ressemblait à une craie qu'on ferait grimer sur un tableau attrapant le bras de son compagnon la jeune femme le serra de toutes ses forces et supplia Dimitri de démarrer. Celui-ci ne se faisant pas prier démarra au quart de tour écrasant la pédale d'accélération, ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent en ville, que le jeune homme consentit à ralentir.
-J'espère que tu as passée quand même une bonne soirée ? Demanda-t-il en s'arrêtant devant l'immeuble de Cathy.
-Très bonne merci, j'aurais aimé qu'elle ne ce finisse pas, mais avec ce fou en liberté...je...je ne pense pas qu'il aurait été prudent de s'attarder dans le bois.
-Oui, tu as raison, de toute façon nous aurons d'autre soirée...enfin si tu accepte de ressortir avec moi ?
-Bien sur que j'accepte !
Ouvrant la porte de sa portière, la jeune femme commença à monter les escaliers qui menait à l'immeuble, lorsqu'elle fit soudainement demi tour, alors qu'elle ce précipitait vers lui pour l'embrasser elle ce figea poussant un petit cri étrangler.
-Que ce qu'il y a ? Demanda Dimitri en la voyant agir ainsi
Sortant de sa voiture il devient aussi blême que sa compagne en voyant sa voiture, tous le long du flanc coté conducteur était rayer et sur la poignée un crochet sanglant était accrocher.

Fin

# Posté le mardi 04 novembre 2008 11:45

Une enfant en pleure. "Texte réecrit par moi"

Une enfant en pleure. "Texte réecrit par moi"
Signant son huit centièmes contra de la journée, monsieur James Tempête était épuisé, PDG d'une grande entreprise depuis trois ans, il aimait son métier mais comme tous hommes préféraient par fois ne pas avoir à faire ce qu'il devait faire. Travaillant depuis trente ans pour la société Adition Vallée il était entré à l'âge de vingt dans en l'entreprise, aujourd'hui âgé de cinquante ans, s'était un homme accomplie et son parcourt était le rêve de la plus part des emploies.
Bel homme encore pour son âge, ses cheveux commençaient à blanchir accentuant son charme, son front et le coin de ses yeux commençaient à apparaitre de légères rides qui trahissaient son âge. Passant sa main sur son visage fatigué, une légère crampe commençait à lui marteler le poignet, massant avec douceur celle-ci, il ne put retenir un soupire d'exaspération.
Aujourd'hui monsieur et madame Tempête fêtait leurs vingtièmes anniversaires de mariage, et pourtant il était encore une fois de plus resté à son travail au lieu d'être auprès de son épouse. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre son travail, il se crispa en entendant la sonnerie du téléphone, connaissant déjà à la personne qui se trouvait à l'autre bout du fil, il le laissa sonner dans le vide, lorsque la sonnerie du téléphone ce tue, ses épaules retombèrent et ce détendit, ferment les yeux il ce mit à masser ses tempes douloureuse lorsque le téléphone résonna de plus belle. Comprenant qu'il n'y échapperait pas, il décrocha et demanda d'une voix lasse.
-Oui chérie ?
-A QUI CROIS-TU PARLER ? Hurla Grace Tempête à l'autre bout du fil d'une voix si perçante que James du écarté le combiné de son oreille.
-Mais à toi mon ange, répondit-il calmement. A cette heure la, il n'y avait que toi qui pouvait m'appeler.
-POURQUOI N'AS-TU PAS REPONDU QUAND J'AI APPELER !
-Pardon j'étais occupé dans des contrats et je n'ai pas entendu la sonnerie du téléphone.
-Je croyais que nous devions allée au restaurant ce soir ! Gémi son épouse en prenant la voix d'une enfant triste à qui on aurait annoncé que Noël était annuler. Tu me l'avais promit !
-Je sais chérie mais j'ai énormément de trav....
-JE SUIS TA FEMME ! JE PASSE AVANT TES PUTAINS DE CONTRATS ! NOUS AVONS RESERVER A LA TOUR D ARGENT DONC JE VEUX Y ALLER ! RENTRE TOUT DE SUITE A LA MAISON !
Sur ses paroles Grace Tempête raccrocha avec force son téléphone, poussant un soupire James reposa également le téléphone avec douceur et ce leva, s'il ne m'amener pas au restaurant ce soir, elle lui mènerait la vie dur pendant des mois. Ce levant, il enfila sa veste, posant son chapeau melon sur son crâne, il quitta son bureau, arrivant dans l'ascenseur il plongea sa main dans la poche de son manteau, avec la douceur d'un chirurgien il sortit un écrin de velours violette et l'ouvrit, cette année il avait acheté à son épouse la reproduction parfaite et de la même valeur du célèbre collier de la reine Marie-Antoinette qui avait déclenché la célèbre affaire du collier.
Malgré toutes les années qui s'étaient écoulé, James Tempête aimait toujours sa femme, s'était pour elle qu'il s'était battu sang et eau pour grimper les échelons dans l'entreprise pour lui offrir une vie luxueuse. Lui offrant tous ce qu'il désirait, bijoux, vêtements, fourrure, voiture, il ne lui refusait jamais rien, et pourtant au fil des années la délicieux et charmante Grace s'était transformée petit à petit en une véritable mégère.
Désirant toujours plus, ne voulant acheter que les vêtements les plus chers, les bijoux les plus cher et fait spécialement pour elle, la seule idée de porter quelque chose qui n'était pas unique déclencher chez son épouse d'horrible crise. Elle voulait tous ce qui était unique et hors de prix, ce qu'elle seule avait le droit de posséder.
Lorsque l'ascenseur s'arrêta et que les portes s'ouvrir, James avança telle un condamné enchainé que l'on conduisait au bagne, ouvrir la porte de sa vielle Clio lui donna l'impression d'utiliser toutes ses forces. Malgré les crises de sa femme, James n'avait jamais voulu changer sa vieille voiture.
Démarrant il roula le plus lentement possible, comme s'il espérait que le temps jouerais en sa faveur, malheureusement trente minutes plus tard, il se garait devant chez lui.
Grace l'attendait assise dans le salon, assise sur le canapé dans une robe rouge vif, un verre d'alcool à la main, lui jetant un regard froid lorsqu'il donna sa veste à l'une des servantes pour qu'elle la range, elle détourna la tête lorsqu'il s'approcha d'elle. Retenant un soupire, James ce glissa doucement derrière elle et sortie l'écrin de sa poche, bien qu'il aurait préférer lui offrir au restaurant, il savait qu'elle ne lui laisserait pas le moindre repos s'il ne trouvait pas quelques chose pour la distraire. Avec les gestes de l'homme toujours amoureux de sa femme, malgré son sale caractère, il glissa le collier froid sur la peau de velours de son épouse et déposa un baiser sur sa nuque.
-De bien pâle pierre, pour le plus beau des bijoux qui leur donne un dixième de la beauté de celle qui les porte.
Poussant un cri de surprise et de joie, elle ce leva d'un bon comme si une abeille l'avait piqué et ce précipita vers le miroir le plus proche, s'observant sous tous les angles elle lança un regard émerveillé à son époux, courant ce jeter à son cou elle l'embrassa avec la passion de leur première année de mariage.
-Oh merci mon chéri ! C'est le plus beau que tu ne m'es jamais offert !
-Il n'y a rien de plus beau pour toi mon c½ur, dit-il en déposant un baiser sur les doigts fin de sa femme.
-Dépêche-toi d'aller te changer ! J'ai hâte de montrer cette merveille et de voir toutes ces vieilles harpies pâlir de jalousie !!!
-Je suis fatigué chérie, j'ai passé une longue journée, si on passé notre soirée de mariage ic....
-AH NON ! JE VEUX ALLER A LA TOUR D ARGENT ET NOUS IRONS ! TOUS LE MONDE SAVENT QUE S EST NOTRE ANIVERSAIRE DE MARIAGE ! QUE CE QUE TU CROIS QU'ILS DIRONT S'ILS NE NOUS VOYENT PAS LA BAS ? ONT PENSERA QUE MON EPOUX N AS MËME PAS DE QUOI M OFFRIR UN DINER D ANIVERSAIRE DE MARIAGE ! VA T HABILLER ! MARIE A DEJA SORTIT TON COSTUME !
Tournant les talons, ceux-ci claquèrent sèchent sur le sol tendit qu'elle quittait la pièce et demandait à ce qu'on avance la voiture, poussant un soupir James ce contenta d'obéir comme à l'ordinaire à son épouse.
Dix minutes plus tard, le couple bouclait leurs ceintures de sécurité et prirent la direction du restaurant, comme à son habitude Grace Tempête pénétra dans le restaurant avec la droiture d'une reine, n'accordant aucun regard ni aux autres clients quelque fut leur rand sociale, ni aux serveurs. Commandant les plats les plus coûteux Grace ne touchait pourtant qu'un dixième de ce qu'on lui servait, tendit que James se contenta d'une grillade accompagner de salade et de frittes au grand agacement de son épouse, tendit que lui buvait le vin le plus commun, sa femme elle dégustait comme du petit lait un champagne de grand crue.
Payant la somme phénoménal que lui coûta le repas sans broncher, James et Grace reprirent le chemin pour rentrer chez eux, tendit qu'ils roulaient, James encaissa les reproches de sa femme, le collier bien que sublime n'avait pas assez attiré l'attention, il avait choisi les repas que l'on servait même dans des restaurants à deux sous.
Et Grace aurait put continuer longtemps si son regard n'avait pas été attiré par une voiture dans le fossé, s'arrêtant, le couple étaient sur de n'avoir pas vu la voiture dans le fossé lorsqu'ils étaient passés une heure plus tôt.
-Ou vas-tu ? Reprocha Grace lorsqu'elle vit son mari ouvrir sa portière. Contente toi t'appeler les secours et rentrons à la maison !
-Il faut aider ses passages ! Imagine s'ils sont blessés !
De mauvaise grâce, madame Tempête descendit à son tour, s'approchant de la voiture elle fut surprise par le comportement figé de son époux, alors qu'elle allait lui en demander la raison, un hurlement s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle vit par-dessus son épaule, les habitants de la voiture.
Ceux-ci avait encore les yeux grands ouverts et une large plaie au cou, égorger, il n'y avait pas d'autre explication, car la voiture s'était intacte, s'agrippant au bras de son époux en le serrant aussi fort qu'elle le pouvait, elle voulu l'entrèrent lorsqu'ils entendirent quelqu'un chantonner.
S'approchant un peu malgré les protestations de sa femme, James découvrir à l'arrière de la voiture, une fillette d'enivrions quatre ans, jouant avec une poupée, celle-ci avait de long cheveux noir, ses grands yeux violets étaient fixer sur sa poupée, elle portait une magnifique robe blanche assez coûteuse.
Certainement l'enfant du couple, pensa James, elle devait être endormie lorsque l'on avait tué ses parents, se réveillant elle s'était mise à jouer avec sa poupée en pensant que ses parents s'était endormis. Relevant la tête et regardant autour d'eux, une sueur froide coula le long du dos de James Tempête, et si l'assassin était encore dans les parages ? Il pouvait être bien ce cacher dans les bois qui bordait la route et les guettés en ce moment même ! Ordonnant à sa femme de retournée dans la voiture, celle-ci ne ce fit pas prié et ce jeta littéralement dans la voiture ferment la portière de son côté, sortant la fillette de la voiture, James l'emporta dans ses bras, la déposant avec douceur à l'arrière de sa voiture il se remit au volant et imita son épouse en fermant toutes les portes de la voiture.
Ecrasant la pédale d'accélération, James roula le plus rapidement possible, consentant à ralentir seulement lorsqu'ils ne furent qu'a cinq kilomètres.
-Tout va bien ? Demanda t-il la voix encore étrangler par la peur et l'émotion.
A sa grande surprise son épouse ne répondit pas, restant muette il se tourna vers elle, le bas de sa mâchoire tomba vers le bas lorsqu'il vit les yeux grands ouvert de sa femme qui regardait dans le vide, une large plaie semblable à celle du couple marquait sa gorge, jetant un regard terroriser dans le rétroviseur, il vit sur la banquette arrière la petite fillette, tenant sur ses genoux sa poupée, elle était en train de léger le sang qui s'écoulait du grand couteau qu'elle tenait dans sa main droite avec un petite rire.

Fin

# Posté le mardi 28 octobre 2008 04:26

Hans Axel de Fersen

Hans Axel de Fersen
Hans Axel von Fersen, appelé aussi Axel von Fersen le Jeune ou encore Axel de Fersen (4 septembre 1755 à Stockholm – 20 juin 1810 à Stockholm), comte suédois, est célèbre surtout pour sa supposée liaison (mais en tous les cas, forte amitié) avec la reine Marie-Antoinette.

À Versailles

C'est le fils du feld-maréchal Fredrik Axel de Fersen. En 1774, achevant un tour d'Europe destiné à parfaire son éducation, il arrive à la cour de France, où il fait vive impression par son physique avantageux. Le comte de Creutz, ambassadeur de Suède, écrit à son sujet au roi Gustave III :

« De tous les Suédois qui ont été ici de mon temps, c'est celui qui a été le mieux accueilli dans le grand monde. Il a été extrêmement bien traité dans la famille royale. Il n'est pas possible d'avoir une tenue plus sage et plus décente que celle qu'il a tenue. Avec la plus belle figure et de l'esprit, il ne pouvait manquer de réussir dans la société, aussi l'a-t-il fait complètement. »

Le 30 janvier, il rencontre la dauphine Marie-Antoinette, incognito, au bal de l'Opéra. Il rentre ensuite en Suède, puis revient à la Cour de France en août 1778. La Reine, qui ne l'a pas oublié, en le voyant dit "C'est une vieille connaissance!" et toute la Cour note qu'elle traite avec une attention particulière le jeune homme.
Au cours de l'hiver 1779, il devient l'un des familiers de la reine, et collectionne les conquêtes féminines. Mais Fersen rêve également de se battre.

Il demande à rejoindre le corps expéditionnaire français qui part en Amérique. Le Roi de Suède, à qui le Comte de Creutz a fait part de l'inclination de Marie-Antoinette, intervient, et Fersen obtient d'être nommé aide de camp du Comte de Vaux, qui doit commander les troupes.

Finalement, le corps expéditionnaire ne part pas, et Fersen rentre à Versailles, très dépité. Il fait le siège du Comte de Vergennes et du Prince de Montbarrey, ministre de la Guerre. Le 20 janvier 1780, il est nommé colonel attaché à l'infanterie allemande, et part enfin pour les Amériques fin mars 1780, où il participe à la guerre d'Indépendance américaine sous les ordres du Comte de Rochambeau.

La guerre d'indépendance américaine

Il se fait apprécier de Rochambeau qui l'appelle son « premier aide de camp », se lie avec duc de Lauzun qui lui promet le brevet de colonel commandant sa légion, et le marquis de Ségur, qui lui promet également de le nommer colonel en second. Fersen se conduit brillamment au siège de Yorktown en Virginie. Grâce à l'intercession de Marie-Antoinette, il obtient en octobre 1782 la place de colonel en second du régiment de Royal-Deux-Ponts. Il déclare alors à son père qu'il souhaite rester en Amérique jusqu'à la fin du conflit, et ensuite passer au service de Gustave III.

Il rentre de campagne en juin 1783, et se rend à Versailles où il obtient, toujours par la faveur de Gustave III et de la reine, le Royal-Suédois en pleine propriété. La rumeur va alors bon train à la cour. En septembre, il quitte Versailles et rejoint Gustave III qui se rend incognito en Italie. Tout en multipliant les conquêtes, il entretient une correspondance suivie avec Marie-Antoinette.

En juin 1784, Fersen revient à Versailles, dans l'entourage de Gustave III qui voyage toujours sous le nom de « comte de Haga », et qui ne va pas tarder à le gratifier d'une pension de 20 000 livres annuelles, qui lui permet de mener bon train à la cour. En juillet, il rentre en Suède pour huit mois. Il revient ensuite en France prendre possession de son régiment, à Landrecies, près de Valenciennes, et partage son temps entre la cour et son régiment.

En 1787, il part quelques semaines pour accompagner Gustave III dans sa guerre en Finlande contre Catherine II de Russie. Au printemps 1789 son père est arrêté pour avoir pris parti pour les droits de la noblesse dans le conflit qui oppose Gustave II à son aristocratie, après la défaite de Finlande. Marie-Antoinette lui ordonne alors de rentrer à Paris. En juin, inquiet pour la reine, il prend un logement à Versailles. Les proches de la famille royale prennent mal l'installation de Fersen près de la reine, redoutant que cela n'attise la haine des courtisans envers elle. Fersen devient un favori du couple royal.

La révolution

En 1791, Fersen participe aux préparatifs de la fuite à Varennes, et escorte lui-même la famille royale la nuit du 20 juin jusqu'à Bondy, mais Louis XVI refusera qu'il les accompagne plus avant. Fersen est supposé rejoindre la place-forte de Montmédy, où se rend la famille royale, en passant par la Belgique. Après l'échec de la fuite et le retour à Paris des fugitifs, Fersen continue à correspondre avec Marie-Antoinette. Il se rend à Vienne pour avertir la cour de l'empereur et le décider à l'action. Mais Léopold II temporise, et Fersen, se sentant berné, parle à la reine de trahison. Lui-même est désorienté par les rumeurs faisant de Barnave l'amant de la reine. Il quitte alors Vienne pour Bruxelles, où il prend une maîtresse, Eleonore Sullivan.

En février 1792, il rentre en France et rencontre la reine, puis le roi, en secret. Il veut leur faire part de son plan d'évasion par la Normandie. Louis XVI refuse toute nouvelle tentative de fuite. Fersen rentre alors à Bruxelles retrouver sa maîtresse, et aider à la préparation d'une coalition européenne contre la Révolution Française. C'est lui qui inspire le «manifeste de Brunswick» en juillet, ultimatum des armées austro-prussiennes aux révolutionnaires français. Il croit fermement à une victoire rapide de la coalition et imagine même un gouvernement royaliste pour prendre la relève.

Enfin, en 1793, après l'exécution de Louis XVI, il espère encore sauver la reine. S'imaginant que tout est le fruit des intrigues des Orléans, il pense acheter les meneurs du « parti d'Orléans », Laclos, Santerre ou Dumouriez. Quand Dumouriez fait défection et rejoint les Autrichiens en mars, Fersen y voit la fin des révolutionnaires, et imagine déjà Marie-Antoinette régente. En août, quand il apprend la nouvelle du transfert de la reine à la Conciergerie, il essaie d'obtenir du prince de Cobourg qu'il marche sur Paris, mais c'est en vain. Il ne peut pas non plus empêcher l'exécution de la reine le 16 octobre 1793.

En Suède

Rentré en Suède, il se consacre ensuite à sa carrière. En 1792, Gustave III meurt et, comme tous ses anciens favoris, Fersen se trouve en disgrâce pendant la régence de Charles de Södermanland, futur Charles XIII, frère du feu roi, de 1792 à 1796. Quand Gustave IV Adolphe monte sur le trône, il retrouve ses offices et dignités. En 1797, il est envoyé pour représenter son pays au traité de Rastatt, mais la délégation française proteste, et il doit se retirer. En 1801, il est nommé riksmarskalk (Grand Maréchal du Royaume), ministre et chancelier d'Uppsala, mais il perd la faveur royale en s'opposant fermement à l'entrée en guerre de la Suède contre la Prusse, voulue par Gustave IV pour punir celle-ci d'avoir refusé d'envahir la France.
En 1809, quand Gustave IV est chassé par un coup d'État militaire, Fersen ne prend pas parti, mais tout le monde soupçonne ses sympathies pour le prince Gustave, fils de Gustave IV. En 1810, Christian-Auguste, duc d'Augustenburg, est élu prince héritier de Suède, mais il meurt peu après. La rumeur accuse Fersen de l'avoir empoisonné. Le 20 juin 1810, en vertu de ses fonctions de riksmarskalk, Fersen est chargé d'escorter le corps du prince dans Stockholm. Une émeute se forme et Fersen meurt lapidé et piétiné par la foule, en présence de nombreuses troupes qui n'interviennent pas. Il est probable que Charles XIII ait saisi l'occasion de se débarrasser aisément de l'un des leaders gustaviens.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 15:25